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« Brooklyn » (Colm TOIBIN) : Roman sur l’exil et le désir d’une femme

Le 13 décembre 2016, 09:31 dans Livres 10

Voici un roman que je n’aurais pas eu l’idée de choisir, mais qui m’a été suggéré par ma libraire : En Irlande dans les années 1950, Eilis vit avec sa mère qui a peu de moyens et sa soeur qui, elle, a un bon travail et subvient à une bonne partie de leurs besoins. Eilis termine juste ses études de comptabilité et peine à trouver un travail, et même à s’intégrer dans la société. 

 

 

Un prêtre lui propose alors de la faire partir aux Etats Unis où, grâce à ses contacts, il lui trouve une place dans un grand magasin, ainsi qu’une chambre chez une logeuse. Si Eilis n’était pas emballée par l’idée, sa mère et sa soeur sauront la convaincre sans trop lui laisser le choix, car nécessité fait loi. La timide Eilis, novice dans à peu près tous les domaines de la vie, va faire là-bas son expérience professionnelle, sociale et même amoureuse.

 

De moins en moins tiraillée par ses deux identités, elle est en passe de devenir totalement américaine dans l’âme. Pourtant, son amoureux la sent encore indécise et lui demande de se fiancer pour être sûr qu’elle ne repartira pas en Irlande.

 

Mais lorsqu’un événement familial la rappellera près des siens, qui cette fois ont bien du mal à la laisser repartir et font tout pour la retenir, quelle vie choisira-t-elle ? La vie moderne américaine avec son fiancé, ou la rassurante mais étouffante vie Irlandaise, avec un ancien prétendant qui l’avait rejeté et semble aujourd’hui prêt à l’épouser…?

 

*****

 

J’ai été agréablement surprise par ce roman, dont l’histoire me faisait craindre l’ennui mais qui s’est révélé en réalité très agréable à lire. On se laisse porter par la plume de cet auteur que je ne connaissais pas. On se laisse bercer par l’ambiance assez douce, comme dans un rêve, qui vient sûrement en partie de la personnalité d’Eilis et de son caractère réfléchi et posé. Au final, j’ai passé un très bon moment en sa compagnie et je ne regrette pas cette lecture : C’est un peu le roman type, qui nous repose en racontant de manière simple une histoire qui a concerné beaucoup de monde, une plume qui coule toute seule, une douceur ambiante qui vient à bout de nos réticences et, bien sûr, la description d’une époque et d’une société qui est intéressante.

 

Avez-vous vu le film ? Lu des livres de cet auteur ?

« Sacrifices » (Joyce Carol OATES) : Jeu de pouvoirs sur fond de misère sociale, quand la vérité est sacrifiée pour la cause

Le 2 décembre 2016, 10:31 dans Livres 8

Je suis toujours attirée par les romans de Joyce Carol OATES parce qu’elle a toujours quelque chose d’intéressant à dire, et qu’elle sait le raconter et le mettre en scène à merveille.

 

Quand j’ai vu le thème de « Sacrifice », j’ai su que je le lirais. Car même s’il évoque l’affrontement entre la population noire et blanche aux Etats-Unis en 1987 (et notamment quartiers noirs contre police blanche), cet opus n’est pas sans rappeler ce qui se produit encore de nos jours… Et la vérité n’est pas toujours l’évidence qu’on croit, elle est bien souvent masquée par nos certitudes, croyances ou préjugés.

 

 

Dans « sacrifice », Sybilla, une jeune fille noire habitant un quartier pauvre est retrouvée dans une cave en piteux état. A peine vivante, elle semble avoir été battue et dit avoir été violée et menacée par des policiers blancs pendant plusieurs jours.

 

Mais prétendant craindre les représailles de la police, presque entièrement représentée par des blancs, Sybille et sa mère refusent de témoigner mais aussi de laisser les médecins (blancs) faire des examens qui aideraient à l’enquête. Tout au plus acceptent-elles de parler, du bout des lèvres, à une enquêtrice hispanique mais sans enregistrement. Et quand on se remémore avec elles l’histoire de leur quartier et les émeutes des années 1960, on peut comprendre leurs craintes.

 

Mais du coup l’enquête piétine et la communauté noire, représentée par un pasteur attiré par les causes susceptibles d’entrainer les dons généreux, réalise une formidable campagne de presse contre l’oppresseur blanc. Les manifestations et les accusations s’enchaînent, les médias s’emparent du sujet à tel point qu’un prince noir, leader de l’Islam, s’empare à son tour du sujet pour en faire son cheval de bataille et prendre ce qu’il reste à prendre…

 

Loin de régler le conflit entre les populations, ces leaders l’exacerbent. Personne ne sait encore exactement ce qui s'est déroulé dans cette cave, puisque Sybilla refuse de parler, mais les coupables parfaits sont déjà désignés : Ce sont les policiers blancs. Et peu importe la vérité, elle est sacrifiée pour la cause. Mais au plus fort de la tourmente, à force de confidence et de désespoir, les masques tombent petit à petit.

 

Misère, crédulité, argent, pouvoir, religions, média… La vérité se tisse pour commencer à nous apparaître dans toute sa laideur. Et l’on découvre que les intentions de chacun sont très loin d’être aussi nobles ou désintéressées qu’il n’y paraît.

 

*****

 

Il s’agit donc d’un roman à la fois instructif et d’actualité, qui décrit très bien, comme d’habitude avec cette auteure, ce que peuvent ressentir ou penser les personnages puisque nous auront droit à chacun de leurs points de vue : la victime, sa famille, les enquêteurs, le pasteur, etc… Cela nous laissera imaginer plusieurs scenarii jusqu’à ce que la vérité, si peu importante aux yeux d’une communauté blessée et si profondément meurtrie par le passé, qui n’aspire qu’à la vengeance et à une forme de justice, finisse par nous rattraper pour de bon.

 

L’auteure montre également avec habileté comment un vrai combat de fond peut être utilisé et monté en épingle par les médias à la recherche de sensationnel, mais également par d’autres gens qui cherchent la notoriété ou l’argent en défendant des causes publiquement et à la télévision, et abusant de la crédulité des gens.

 

C’est un jeu de pouvoirs sur fond de misère qui se joue là, sous nos yeux, détruisant des familles alors que tout cela aurait pu être évité. Et c’est très bien fait. Un livre à lire tant il est vrai, mais aussi pour se rappeler qu’avant d’accuser ou de prendre parti, il ne faut pas juger à la hâte mais avoir des preuves complètes et oublier ses préjugés.

 

Aimez-vous cette auteure ? Quel est votre roman préféré d’elle ?

CARROT CAKE : La bonne idée de gâteau pour la période de Noël !

Le 8 novembre 2016, 20:20 dans Cuisine 10

A Noël il y a quelques années, je découvrais Londres avec mon mari : Ses décorations magistrales, ses chorales sous la neige, ses soldes affriolantes, et… Son emblématique Carrot Cake, dont le souvenir me hantait depuis lors.

 

 

 

J’ai toujours eu envie d’en manger de nouveau mais n’en trouvais jamais dans nos salons de thé ni pâtisseries, et puis je me disais que si je le faisais moi-même, je ne retrouverai probablement pas le goût de mon souvenir. 

Mais lorsque j’ai vu cette recette chez vivementquilsaillentaulit, que je remercie de tout mon coeur de gourmande, je n’ai pas pu résister : Sur une impulsion, ayant tous les ingrédients et trouvant la recette hyper simple à réaliser contre toute attente, je me suis mise à l’oeuvre.

 

  

Verdict : C’est LA recette du Carrot Cake : La même odeur, le même goût, la même texture même !! Et un glaçage tout simple qui fait toute la différence sur l’apparence : Ce curieux gâteau devient alors irrésistible même pour les récalcitrants du légume puisque celui-ci est bien camouflé sous sa tenue d’apparat sucré, pour un rendu digne d’un chef cuisto (au moins^^). Tout pour plaire. Il fallait donc absolument que je partage cette trouvaille !

 

 

 

Prêts ? A vos carottes, c’est parti ! 

 

Il vous faut :

 

  • 2 oeufs
  • 175 grammes de farine
  • 200 grammes de sucre en poudre
  • 1 sachet de levure chimique
  • 4 grosses carottes
  • 1 cuillère à café de cannelle
  • 1/2 cuillère à café de muscade
  • 10 centilitres d’huile
  • 1 cuillère à soupe de sucre glace
  • 100 grammes de cream cheese (philadelphia, saint moret, etc…)
  • 100 grammes de noix ou noix de pécan

 

On en fait quoi ?

 

1/ Préchauffer le four à 180°,

2/ Eplucher et passer au mixeur les carottes,

3/ Dans un saladier, mélanger la farine, la levure et les épices (cannelle, muscade),

4/ Dans un autre récipient, battre les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que ça mousse,

5/ Puis rajouter les noix mixées, l’huile et deux bonnes cuillères d’eau chaude,

6/ Incorporer ensemble les deux récipients et le mix de carottes,

7/ Pour finir, beurrer un moule ou mettre du papier sulfurisé et verser la préparation,

8/ Enfourner 55 minutes (Perso 50 minutes ont été parfaites),

9/ Lorsque le gâteau a refroidi, démouler puis poser le glaçage (mélange de sucre glace et de Saint Moret).

 

 

 

Et voilà, vous obtenez un savoureux Carrot Cake, moelleux à souhait et surtout très  goûteux : Idéal avec un thé, un café aromatisé à la cannelle… Et avec ses épices et sa jolie couleur orangée, je trouve qu’il s’accorde à merveille à la saison du vin chaud, du pain d’épice de Noël, bref, des douceurs de saison. 

 

 

 

 

 

 Vous connaissez ce gâteau ? Vous êtes intrigués par la carotte en gâteau ? Peut-être curieux de goûter ? Tentés par cette recette ?

Si oui, n’hésitez pas à nous montrer ou à revenir me donner votre avis !

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