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Les lectures oubliées du mois de juillet

Le 31 juillet 2018, 07:56 dans Livres 4

Parfois, certaines lectures ne me marquent pas assez pour que j’en fasse un commentaire détaillé.

 

Cependant, je me sers moi-même des avis mitigés de la blogo pour choisir mes lectures ; j'ai donc décidé de vous en parler brièvement sous forme de rapide revue, pour ceux et celles qui veulent se faire une idée.

 

 

« Désarme-moi » (Caroline TILLMAN) : Romance militaire

 

Une romance lue après American psycho pour me vider la tête. Très bien notée sur Babélio, elle m’a attirée pour l’originalité de son contexte, puisque l’héroïne est un soldat : Rina vient de demander sa mutation sur une nouvelle base militaire où elle est médecin. Un traumatisme de son enfance lui fait prendre les hommes pour des objets, jusqu’à sa rencontre avec Aidan, beau militaire aux yeux bleus. Mais d’une part, le règlement interdit de batifoler dans la base, d’autre part, Rina refuse d’aimer pour ne plus souffrir, et enfin, il y a les affectations en pays en guerre ainsi que tout un tas d’autres péripéties qui viennent pimenter ce jeu de séduction entre les tourtereaux.

 

J’ai bien aimé : l’écriture enlevée et fluide qui nous implique rapidement dans le récit.

J’ai moins aimé : le fait qu’il s’agisse d’une même histoire découpée en plusieurs tomes, les tomes n’étant pas indépendants. Du coup comme j’ai trouvé que celui-ci, très plaisant à lire, manquait toutefois d’intensité, je suis privée d’une vraie fin car je ne lirai probablement pas les tomes suivants.

 

Verdict : Ma recherche principale dans les romances c’est le ressenti. Mon ressenti n’a pas été assez fort dans ce premier tome pour que je décide de lire le suivant, même si l’affectation de l’héroïne sur le terrain m’intrigue et que les personnages sont attachants. Peut-être ai-je tort, et faudrait-il laisser sa chance à l’histoire dans sa globalité pour l’apprécier d’avantage. Mais pour l’heure, ce sera un 3/5.

 

 

« Poids léger » (Olivier ADAM) : Sombre chronique d’un boxeur à la dérive

 

Envie d’une courte histoire entre deux pavé, moi qui n’aime pas le format « nouvelle » ai tenté ce court roman de seulement 100 pages. 

 

Je l’ai tenté parce que c’est d’Olivier ADAM, et que j’ai foi en son écriture qui peut nous faire ressentir beaucoup en peu de mots. Je l’ai tenté parce que j’aime comprendre le lien ténu qui nous maintien à la surface - ou pas - et que l’auteur a déjà su me le faire effleurer en d’autres circonstances. Je l’ai tenté enfin parce que ce boxeur un peu cassé, qui a pris de nombreux coups dans la vie et pas que sur le ring, me rappelle une connaissance à moi et que je voudrais pouvoir entrer dans sa tête. 

 

Croque-mort le jour, boxeur la nuit, Antoine noie son chagrin, sa colère, sa mélancolie, son (dés)espoir en des jours meilleurs et son incompréhension de la vie dans des litres de whisky. S’il ne trouve pas de femme qui vaille l’amour qu’il porte à sa soeur, il sait pourtant se contenter d’une vie de famille imparfaite si une femme le touche. Mais son extrême sensibilité le rend parfois violent et la seule protection qu’il connaisse est donner des coup, ce qui lui jouera des tours lorsqu’il tentera de reprendre sa vie en mains après un électrochoc.

 

Malgré la froideur qui se dégage de ce récit fait par Antoine, j’ai bien aimé retrouver l’écriture libre et fluide d’Olivier Adam, qui s’affranchit de la grammaire conventionnelle pour exprimer les sentiments du narrateur dans toute leur nudité, sans fioritures.

 

Cependant, j’aurais aimé qu’il donne plus de profondeur au personnage, plus d’analyse des tenants et aboutissants du personnage, de sa personnalité et de sa vie, plus de sens à ces errements - même si dans nos vies ils n’en n’ont peut-être pas toujours..? Mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, je sais que je n’apprécie jamais vraiment les formats aussi courts…!

 

Verdict : Ce sera donc encore un 3/5 pour ce poids un peu trop léger qui n’en est pas pour autant un poids plume.

 

 

Quels sont vos meilleurs coups de coeur en matière de romance ? Et chez Olivier ADAM ?

« Les indifférents » de Julien DUFRESNE LAMY : Un coup au coeur

Le 24 juillet 2018, 07:08 dans Livres 14

« Les Indifférents ont mal agi. Ils ont fait quelque chose de grave sur la plage. Quelque chose de punissable. 

Mais les vrais responsables, ce sont les parents. La vieille rengaine de l’ascendant. On s’en lasserait presque de cette dérobade.

Dans toutes les histoires, les parents sont les responsables. A l’origine des drames, leur passé, leurs histoires, leurs liaisons, leurs absences, leurs maladies toujours incurables. »

 

Quelle claque ! Quand j’ai lu l'avis de Lucie sur son joli blog, Abracadabooks, j’ai immédiatement reconnu  cette ambiance de vacances sur le bassin d’Arcachon où j’allais avec mes copine de fac, et c'est pourquoi j'ai eu envie de lire ce roman. J’ai instinctivement aussi perçu la poésie de la plume de l’auteur, que pourtant je ne connaissais pas du tout. J’avais pressenti également qu’un drame se jouait dans ces vies d’adolescents un peu trop libres. Ce que je n’avais pas prévu en revanche, c’est l’intensité de ces lignes et de cette histoire, l’émotion qui émane de cette narration construite avec soin. J’en sors tout juste. J’ai pris un coup au coeur.

 

 

C’est Justine qui raconte. Lorsque sa mère apprend que son père la trompe, elle fait leur valise à toutes les deux et emmène sa fille vivre loin de son Alsace natale : Sur le bassin d’Arcachon, où elle a passé des vacances qui l’ont beaucoup marquée étant plus jeune. Elle est persuadée que l’océan, avec son ambiance balnéaire, est un endroit de rêve pour élever sa fille ; c’est loin du père et, en prime, c’est le seul endroit où elle a de vagues connaissances de jeunesse, qui lui procurent un toit et un boulot. Alors Justine doit s'adapter.

 

« Je n’ai jamais fait partie d’un groupe. Je préfère les amitiés seules. Les murmures, les gestes dans le noir, les aveux courts. Le groupe, je ne suis pas taillée pour. Je ne crois pas aux idéologies, aux foules organisées, aux amen scandés docilement qui s’enracinent dans les têtes. »

 

Sa mère est engagée comme comptable chez un notable du coin qui lui loue une partie de sa maison de famille, parmi les « gens de maison ». Justine y rencontre le fils cadet, Théo, petit roi de la région, né ici, inséparable ami à la vie à la mort de Léonard et Daisy, qu’il lui présente alors. A eux trois ils sont les indifférents, auxquels appartiendra bientôt Justine qu'ils acceptent parmi eux :

 

« On nous appelle les Indifférents. Les gens qui restent entre eux. Les gens à distance. Indifférents aux autres. (…) Je suis la fille de la comptable. La dernière, la greffe. La petite amie du meneur. Et à cette époque, je m’en moque. Je suis indifférente. »

 

Justine qui est d’habitude, selon ses mots, un loup solitaire qui ne se laisse pas approcher, se laisse séduire par cette bande, apprend à aimer cette vie de groupe qu’elle nous décrit parfaitement et qu’on a plaisir à découvrir avec elle : Les discussions dans les bars de plage, les fêtes alcoolisées, les bizutages dont elle franchit les étapes, les journées de surf, bref : une adolescence ensoleillée et complète qui les fait se croire immortels :

 

« On peut trinquer tous ensemble le temps d’un verre. On ne craint rien ni personne, on ne pense qu’à nous. Nous sommes les Indifférents, à la vie, à la mort. »

 

 

La nouvelle vie de Justine ressemble à d’éternelles vacances de sable fin, à la grande joie de sa mère. Le lecteur est délicatement bercé par la plume de Julien DUFRESNES-LAMY, tandis que Justine découvre l’amitié à la vie à la mort, est fière de faire partie d’un tout qui l’accepte dans un décor idyllique. Et l’on y croirait presque. Si ce n’était cette épée de Damocles qui plane depuis le début du récit :

 

« Ce matin, l’un des Indifférents est mort. 

Il est mort dans l’eau, sans douleur et tout doucement. Mais je ne peux pas dire son nom. Ma bouche est bâillonnée et mon corps incapable. Si j’en parle, la mort deviendra vraie. Elle prendra forme, et dansera devant nos visages pâles. Les gens pleureront, il y aura des deuils et un cercueil.

Ma bouche se tait pour garder le secret. J’y crois comme une superstition. En me taisant, peut-être que la mort s’excusera.

Peut-être même qu’on s’en sortira. »

 

*****

 

Bien sûr, ce roman m’a d’autant plus touchée que j’ai connu ces lieux, reconnu des attitudes, et éprouvé moi-même cette implosion de sentiments que seul l’océan et ses alentours, ses marées et ses mystères,  sa puissance et son immortalité, peuvent vous faire ressentir. Mais surtout j’ai été séduite par la légèreté de la plume, sa poésie, ses phrases courtes et justes qui semblent survoler l’histoire, tout en nous en donnant une vue à la fois précise et générale. Cette plume qui caresse, rassure quand les mots nous inquiètent et nous intriguent : Il s’est visiblement passé un drame parmi les indifférents, mais ça va aller. Jusqu’au coup de poing final, qui nous achève. En douceur et poésie, mais nous achève quand même.

 

« Cela a surgi vite, comme une embardée. Peu à peu, on enfreint les règles. On se dégrade. On devient égoïste. On s’évite et on cogne. Les uns font du mal aux autres. Les autres préparent leur vengeance. 

C’est la loi. La société jusqu’au bout. 

C’est la vie et la mort d’une bande. »

 

Enfin, la construction est habile qui établit le contexte tout en maintenant le suspense : Pour tenter de briser la loi du silence, Justine, la narratrice, intercale le récit de sa vie sur le bassin avec le récit que sa mère lui a fait de son expérience à elle, à son époque, les deux expériences menant implacablement vers la terrible vérité finale… Ainsi Justine  nous emporte avec elle au coeur de la noirceur des âmes, sous leur vernis de soleil et de sel. Et j’avoue que je me suis laissée endormir, je n’ai pas vu venir la fin alors que j’aurais certainement pu.

 

« On les laissera faire. On les laissera jouer et tuer. L'adolescence est un passage obligé. Une espèce de souveraineté.

C'est la sombre période de l’indifférence. »

 

Je ne m’attendais pas à autant de puissance, de justesse, d’émotion sans fard de la part de cet auteur que je découvrais. Je vous conseille ce roman et m'en vais découvrir ses autres livres !

 

Ce roman fut-il une belle surprise pour vous aussi ? Ses autres romans sont-ils du même niveau selon vous ? Quel est votre préféré ?

« American Psycho », de Bret EASTON ELLIS : Ou quand l’horreur se cache dans un costume de luxe.

Le 17 juillet 2018, 07:47 dans Livres 9

De ce roman je ne connaissais que le titre, qui m’évoquait une psychose grandissante dans une Amérique huppée soumise à folie meurtrière d’un psychopathe tueur en série. A présent je peux le dire, j’ai fait la mystérieuse rencontre de Pat BATEMAN, et elle m'a posé plus de questions que prévu... Jeune et riche prodige de la bourse le jour, Pat tente désespérément de s’intégrer aux gens de pouvoir qu’il admire et de les surpasser, mais des pulsions s'emparent de lui la nuit, dont toute la gigantesque folie s’exprime au-delà de vos pires cauchemars…

 

 

Au premier coup d’oeil, Pat Bateman ne semble pas être différent des autres jeunes de son âge, avec qui il travaille, sort, drague, se drogue, et flambe son argent de manière ostentatoire. Certes, celui qui se décrit comme une sorte d’Apollon prend un peu plus soin de son corps grâce à la muscu et une alimentation qui se veut saine. Certes, au fil des pages, il semble être un peu maniaque du détail : élégance vestimentaire, chaine hifi dernier cri, séduction à la chaine pour se rassurer, etc… Mais il s’est forgé une vie sociale qui rentre tout à fait dans le moule de cette jeunesse dorée, une personnalité qui, grâce à une parfaite maîtrise des codes sociaux : cartes professionnelles, habits de luxe, resto en vue etc.… devient tout aussi lisse que les autres. Rien ne dépasse. 

 

Tellement que, finalement, plus rien ne le distingue des autres. Tout le monde d’un même milieu se conforme à une image et tout le monde se confond dans cette image : Au restaurant, était-ce untel ? Mais non c’était bidule. Mêmes fringues, mêmes coupes de cheveux, mêmes attitudes. Qui est qui ? Les gens se résument à ce qu’ils portent - et que Bateman ne cesse d’ailleurs d’énumérer, comme si le costume faisait la personne plus que n’importe quel autre élément. Pat Bateman se fait d’ailleurs souvent passer pour quelqu’un d’autre de plus important pour obtenir des réservations au restaurant. Mais s’il semble admirer ce qui brille et montrer sa réussite sociale, exercer son pouvoir, tout paraît dans le même temps lui paraître ennuyeux et vide de sens. Il ne semble pas trouver de sens à la vie, et cette vacuité le pousse à s’évader de plus en plus loin dans ses fantasmes. La pornographie rejoint bientôt la violence, qui déjà ne lui suffit plus et aboutit rapidement à des crimes de sang froid. Mais très vite, même l’envie de sang ne suffit plus, et Pat Bateman le sanguinaire torture ses victimes encore conscientes pour finir pour en faire littéralement de la chair à pâté consommable…

 

*****

 

La plume désincarnée de l'auteur nous aurait-elle endormis...?

 

Et là, on commence à se demander… Comment ne se fait-il pas prendre ? Comment transporte-t-il son ancien ami mort dans un sac de couchage sans se faire repérer ? Parfois, il parvient à se contrôler en société à l’aide de la drogue ou de calmants. Mais cela fait de moins en moins d’effet, et Pat Bateman rêve de répondre aux gens qu’il veut leur défoncer le crâne et leur arracher littéralement les yeux. Parfois il croit le dire, parfois il le dit. Mais personne ne le prend au sérieux. Etrangement, personne n’en a même réellement peur. Aucune réelle panique dans son entourage, même relativement aux séries de meurtres…

 

 

Et puis, l’ami qu’il est censé avoir tué réapparaît. Alors quoi ? Il a juste rêvé son meurtre ? Il fantasme ses crimes mais est « juste » fou ? Ou en a-t-il vraiment tué certains ? Le doute s’immisce. On finit par se dire que, peut-être, Pat a simplement un problème psychologique mais n’est pas passé à l’acte, qu’il est juste potentiellement dangereux. Car, il le dit lui-même : 

 

« Il existe une idée de Patrick Bateman, une espèce d’abstraction, mais il n’existe pas de moi réel, juste une entité, une chose illusoire et, bien que je puisse dissimuler mon regard glacé, mon regard fixe, bien que vous puissiez me serrer la main et sentir une chair qui étreint la vôtre, et peut-être même considérer que nous avons des styles de vie comparables, je ne suis tout simplement pas là. »

 

Peut-être même qu’il ne passera jamais à l’acte et a juste été insensibilisé par cette vie. Que, même s’il n’aime pas cette vie, il n’en voit pas d’autre possible, comme l’exprime symboliquement la dernière phrase du roman : 

 

« Au dessus d’une des portes, masquée par des tentures de velours rouge, il y a un panneau, et sur ce panneau, en lettres assorties à la couleur des tentures, est écrit : SANS ISSUE ». 

 

L'interprétation métaphorique de ce roman :

 

Dans ce cas Pat Bateman ne serait plus totalement monstrueux, mais simplement humain, avec parfois des envies de meurtre face à des gens mortellement superficiels… Comme nous tous, parfois, non ? Et alors le récit ne serait plus celui d'un criminel froid et incapable de ressentir la douleur, mais au contraire le récit métaphorique d'un être douloureusement prisonnier d'une société vide de sens qui ne le satisfait plus et dont il veut se libérer... « American psycho » serait alors ce syndrôme, ce tiraillement insoluble entre, d’un côté, cette prétention d’être unique au monde, et de l’autre, cette sensation d’être obligé de faire comme tout le monde, d’être comme tout le monde pour exister. Pire encore, "American Psycho" serait cette peur d'être noyé dans la masse, qu'elle nous engloutisse pour finir par ne plus exister... Sauf à faire voler les masques en éclats.

 

Cela expliquerait la plume de l'auteur qui exprime la froideur, le désintérêt de la vie décryptée de manière chirurgicale par Bateman avec ennui et mépris, plume qui se déchaine ensuite lorsqu'il est question de tailler dans le vif des gens qui constitue cette société, d'en faire ressortir l'horreur. Cette plume, qui peut paraître sans intérêt littéraire, reflète parfaitement le ressenti du narrateur, ce froid et ce mépris qui le gagnent et contre lesquels il lutte durant les scènes de crime - où il tue métaphoriquement cette société dans laquelle il est en train de se perdre

 

« L'individualité n'a plus lieu d'être. Que signifie l'intelligence? Définissez ce qu'est la raison. Le désir... un non-sens. L'intellect n'est pas un remède. La justice, morte. La peur, le reproche, l'innocence, la compassion, le remords, le gaspillage, l'échec, le deuil, toutes choses, toutes émotions que plus personne ne ressent vraiment. La pensée est vaine, le monde dépourvu de sens. Dieu ne vit pas. On ne peut croire en l'amour. La surface, la surface, la surface, voilà ce dans quoi on trouve une signification... C'est ainsi que je vis la civilisation, un colosse déchiqueté… » 

 

D’ailleurs, seule Jean, son assistante, la moins superficielle de toutes les personnes qu’il connaît, finirait par trouver grâce à ses yeux et parvient à le toucher, à le faire presque revenir aux sensations humaines de la vie, à faire affleurer des sentiments humains depuis longtemps oubliés de Pat Bateman. Ce que l'on pensait être le récit d’un serial killer ressemble de plus en plus à la satire d’une société de consommation de masse et d’uniformisation ennuyeuse. Virage à 180°, quelle est la volonté de l’auteur ? 

 

«  Comment pourrait-elle donc comprendre que rien ne pourrait jamais me décevoir, puisque je n'attends plus rien ? »

 

Conclusion :

 

Selon moi, la plume est trompeuse et nous endort.

L’utilisation à plusieurs reprises de l’adverbe « plus rien » ou « plus personne », semble signifier comme un regret, un sentiment très humain. Ainsi au final, ce n'est peut-être pas l’histoire d’un tueur en série, mais peut-être plutôt l’histoire d’une société de consommation de masse qui peut rendre fou… Jusqu’au passage à l’acte ? Telle est la question.

 

«  Je possédais tous les attributs d'un être humain - la chair, le sang, la peau, les cheveux - , mais ma dépersonnalisation était si profonde, avait été menée si loin, que ma capacité normale à ressentir de la compassion avait été annihilée, lentement, consciencieusement effacée. Je n'étais qu'une imitation, la grossière contrefaçon d'un être humain. »

 

Si vous l’avez déjà lu ou vu : Quelle est votre analyse ?? Pat Bateman est-il juste un homme qui s’ennuie ? Un drogué qui hallucine et fantasme sa vie ? Un tueur potentiel ? Ou encore, un tueur avéré, selon vous ?

 

« Le mal, est-ce une chose que l'on est ? Ou bien est-ce une chose que l'on fait ? Ma douleur est constante, aigüe, je n'ai plus d'espoir en un monde meilleur. En réalité, je veux que ma douleur rejaillisse sur les autres. Je veux que personne n'y échappe. Mais une fois ceci avoué - ce que j'ai fait des milliers de fois, presque à chaque crime -, une fois face à face avec cette vérité, aucune rédemption pour moi. Aucune connaissance plus profonde de moi-même, aucune compréhension nouvelle à tirer de cet aveu. »

 

Avez-vous vu le film ou lu le livre ? Dites-moi tout, je suis vraiment intéressée par votre interprétation de ce roman !

 

Pour poursuivre la réflexion :

(Extrait du film)

L'avis de Lucie (Abracadabooks)

 

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