C’est bientôt halloween, alors je ne pouvais poursuivre ma découverte des classiques qu’avec DRACULA ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, je connaissais le thème mais pas réellement l’histoire puisque je n’avais jamais vu les films. C'est un article de Gaetane qui m'avait intriguée...

 

Jonathan HARKER est notaire près de Londres, envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client : Il doit régler les derniers détails juridiques avec le comte Dracula, qui est en train d’acheter un domaine à Carfax, près de Londres. Mais une fois arrivé dans le manoir du comte dont il est l’invité, il se rend compte qu’il est en réalité son prisonnier, que le manoir recèle de mystères effrayants et que le comte est une créature bien étrange… Parviendra-t-il à s’échapper ?

 

 

Cette histoire nous est contée par le biais des journaux intimes des personnages, des lettres échangées, ou encore des notes professionnelles.

 

C’est ainsi que l’on apprend que, parallèlement, une étrange maladie atteint la meilleure amie de Mina, sa fiancée. La jeune femme devient d’une pâleur extrême, ne se nourrit plus, dort le jour, se lève la nuit et s’affaiblit chaque jour, tandis que ses dents et son regard semblent se transformer… Mina, qui n’a plus de nouvelles de Jonathan, fait appel à des amis médecins qui après avoir éliminé toutes les maladies connues, craignent qu’elle soit atteinte d’un mal rapporté par les légendes… et qui viendrait d’une morsure de chauve-souris. Pour la guérir, les seuls remèdes se trouvent ainsi dans les superstitions, mais il faudra agir en cachette pour ne pas être pris pour fous ni être déjouée par cette chauve-souris dont les pouvoirs nous sont encore mal connus…

 

Pendant ce temps, l’épidémie se propage, et l’un des médecins est confronté à ses propres patients de l’asile où il travaille, dont l’un capture des animaux pour les manger, parle de l’avènement prochain de son seigneur et maître, et soutient qu’il ne veut voler l’âme de personne même s’il aime le sang de ses petites victimes…

 

★★★/☆☆

 

Le plus étrange dans cette lecture c’est que, même si je ne suis pas amatrice de bit-lit, je suis un pur produit de la génération BUFFY contre les vampires, une pro de la canine pointue, du pieu dans le coeur, ou des lasagnes à l’ail. Donc j’avais dès le départ un avantage sur les personnages de ce roman, ce qui a probablement gâché un peu ma surprise comparée à celle des premiers lecteurs de cette histoire, en 1897.

 

Le point fort de ce livre c’est l’ambiance du départ, lorsqu’on pénètre les Carpates avec Jonathan, dans la forêt enneigée, entourés de loups (garous ?), de cimetières abandonnés, du vieux manoir en haut de la colline… Puis de pièces secrètes et poussiéreuses, de fantômes ? ou autres créatures… et de notaire prisonnier. J’ai aimé aussi la partie sur la recherche de la maladie mystérieuse de Lucy, l’amie de Mina. Et je veux bien admettre que recevoir 4 transfusions sanguines à cette époque n’a pas tué la fille puisque de toutes façons ce sang était bu la nuit suivante par Dracula en personne… Alors admettons.

 

Mais le bémol du roman - sautez ce paragraphe si vous ne connaissez pas l’histoire et voulez gardez le suspense - c’est qu’on ne sait jamais ce qui s’est passé entre le moment où DRACULA va faire de Jonathan son 4 heures, et le moment où, contre toute attente, il rejoint tout le monde miraculeusement.

 

Mon second reproche est le même que pour « La dame en blanc » de Wilkie Collins : Autre temps, autres moeurs : sans les moyens modernes, tout est plus lent. Il faut déplacer tout le monde pour avoir un renseignement, interroger les gens, attendre le renseignement pour avancer. Et si au début on apprécie cette lenteur retrouvée, à la fin, lorsque tout se met en place pour l’attaque finale, ça m’a paru un peu long - même si on sent que l’auteur fait tout pour abréger, à travers les récits que les personnages écourtent pour cause de fatigue et de manque de temps.

 

En comparaison, peut-être pour compenser, la bagarre finale est d’une rapidité éclair ! Presque décevante même si, en réalité, on est quand même bien soulagé que ça ait tourné comme ça, et que ce soit fini. En même temps, je le reconnais, ça découle aussi du fait que les personnages ont justement pris le temps de préparer leur plan au plus juste, et ne se sont pas précipités bêtement dans la gueule de la chauve-souris. Donc, même s’il y a une part de chance comme dans tout combat, le scénario se tient.

 

Au final, je suis contente d’avoir lu ce classique à l’origine de tant d’oeuvres tendance du moment mais, du fait de la multiplication des histoires de vampire à notre époque, j'ai eu une impression de déjà vu et je n’ai pas été aussi prise par l’histoire que je l'aurais voulu.

Cela étant, c'est en lisant ce classique, axé sur les victimes et raconté par elles, que j'ai repéré « entretien avec un vampire » d’Anne RICE ; Il s'agit apparemment de portraits de vampires qui, paraît-il, valent le détour. Selon vous, est-ce que c'est un livre à lire, ou il  ne m’apportera rien de plus ?

 

« Car après tout, vivre, c’est attendre quelque chose d’autre que ce que nous avons, quelque chose d’autre que ce que nous somme en train de faire ; la mort est la seule chose sur laquelle nous puissions compter. Elle peut venir vite, au fond, j’en serai content ».

 

Qu’avez-vous pensé de DRACULA si vous connaissez les films ou les livres ?

 

Etes-vous amateurs de bit-lit ou souhaitez-vous découvrir DRACULA pour son côté classique ?