Quand on part en vacances à la mer et, qu’entre deux baignades, on passe ses après-midi à lire sur le sable doux et chaud, il n’est pas toujours facile de se concentrer : Entre la jolie vue des vagues (et des sauveteurs !!), l’animation que procurent les gens, les cris des enfants, les parasols qui s’envolent sur vous, et l’envie de juste se laisser bercer par tout ça, un livre facile à lire est toujours le bienvenu. Sans compter que, parfois, l’écart entre la joie de vivre sur la plage et une histoire sérieuse ou triste n’aide pas à entrer dans un livre.

 

 

Donc pour lire un truc léger qui va bien avec l’ambiance plage, je me suis laissée tenter par le fameux "Gossip Girl", que j’ai croisé dans une boîte à livres un peu particulière dont je vous reparlerai bientôt (ça fait plus d’un an que je veux le faire). Je vous ai déjà parlé de cette auteure quand j’ai lu « Indomptables » ; ici, j’ai lu son œuvre phare, dont vous avez tous entendu parler et que vous avez peut être vue à la télé. Alors en lecture, ça donne quoi ?

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Apparemment découpée en plusieurs tomes, Gossip girl est l’histoire de riches et jeunes New-Yorkais de l’Upper East Side qui étudient dans des écoles privées et aiment faire la fête, boire, fumer, dépenser, observer, médire, etc… L’une de ces personnes tient d’ailleurs anonymement un blog, dans lequel elle raconte et dévoile la vie publique, intime et secrète de toute la bande. Mais qui les épie derrière son clavier et les met à nu ironiquement ? Vous pourrez vous amuser à chercher la réponse à travers les rares indices qu’elle lâche en bloguant…

« Bienvenue dans l’Upper East Side, le quartier chic de New York, où mes amis et moi vivons, allons en cours, nous amusons et dormons – parfois ensemble. Nous habitons tous des appartements immenses, avec nos propres chambres, salles de bains et lignes téléphoniques. Nous avons un accès illimité à l’argent, à l’alcool et à tout ce que nous voulons. Et comme nos parents sont rarement à la maison, nous avons pas mal d’intimité. Nous sommes intelligents, avons hérité d’une beauté classique, portons des vêtements fabuleux et savons faire la fête. Notre merde pue malgré nous, mais on ne sent rien car, toutes les heures, la bonne désodorise les toilettes avec une fragrance que les parfumeurs français ont conçue spécialement pour nous. C’est une vie de luxe, mais il faut bien que quelqu’un la vive. »

D’une plume vive et légère, l’auteure nous plonge dans cet univers des malheurs des gosses de riches et on se prend assez facilement au jeu. La preuve en est qu’apparemment j’étais en possession du 5ème tome (« Ca fait tellement de bien de dire du mal »), et ça ne m’a pas gêné le moins du monde pour comprendre l’histoire. D’ailleurs l’histoire, il n’y en a pas vraiment (vous voyez « les feux de l’amour »… ?) : une certaine Serena rentrait de pensionnat et se faisait mettre à l’écart par tous ses anciens amis qui la jalousaient en secret ou faisaient courir toutes sortes de rumeurs sur elle. Tous sauf Nat, qui est un peu trop content de la revoir selon sa petite amie actuelle Olivia, qui ne sait pas encore qu’ils ont couché ensemble… Mais une fête de charité est organisée pour occuper tout ce beau monde et donner prétexte à parader, ce qui ne manquera pas de faire éclater pas mal de liens et évoluer certaines relations… !

 

 

On passe de l’un à l’autre assez rapidement entre le résumé du blog et les répliques et trahisons livrées par l’auteure. Finalement on s’amuse assez vite, ça correspond tout à fait à la lecture de plage type. Bon par contre, si vous devez le finir chez vous dans une ambiance normale, je ne garantis pas que vous ne vous ennuyiez pas… L’ensemble n’est ni très profond, ni exceptionnellement écrit : Il vous changera juste les idées le temps de vos vacances ! Du coup à mon prochain passage, j’irai reposer ce livre pour ceux que ça intéresse – et vous êtes sûrement nombreux car, comme le dit sa devise… « Vous l’adorez, ne dites pas le contraire » !