Parfois, certaines lectures ne me marquent pas assez pour que j’en fasse un commentaire détaillé.

 

Cependant, je me sers moi-même des avis mitigés de la blogo pour choisir mes lectures ; j'ai donc décidé de vous en parler brièvement sous forme de rapide revue, pour ceux et celles qui veulent se faire une idée.

 

 

« Désarme-moi » (Caroline TILLMAN) : Romance militaire

 

Une romance lue après American psycho pour me vider la tête. Très bien notée sur Babélio, elle m’a attirée pour l’originalité de son contexte, puisque l’héroïne est un soldat : Rina vient de demander sa mutation sur une nouvelle base militaire où elle est médecin. Un traumatisme de son enfance lui fait prendre les hommes pour des objets, jusqu’à sa rencontre avec Aidan, beau militaire aux yeux bleus. Mais d’une part, le règlement interdit de batifoler dans la base, d’autre part, Rina refuse d’aimer pour ne plus souffrir, et enfin, il y a les affectations en pays en guerre ainsi que tout un tas d’autres péripéties qui viennent pimenter ce jeu de séduction entre les tourtereaux.

 

J’ai bien aimé : l’écriture enlevée et fluide qui nous implique rapidement dans le récit.

J’ai moins aimé : le fait qu’il s’agisse d’une même histoire découpée en plusieurs tomes, les tomes n’étant pas indépendants. Du coup comme j’ai trouvé que celui-ci, très plaisant à lire, manquait toutefois d’intensité, je suis privée d’une vraie fin car je ne lirai probablement pas les tomes suivants.

 

Verdict : Ma recherche principale dans les romances c’est le ressenti. Mon ressenti n’a pas été assez fort dans ce premier tome pour que je décide de lire le suivant, même si l’affectation de l’héroïne sur le terrain m’intrigue et que les personnages sont attachants. Peut-être ai-je tort, et faudrait-il laisser sa chance à l’histoire dans sa globalité pour l’apprécier d’avantage. Mais pour l’heure, ce sera un 3/5.

 

 

« Poids léger » (Olivier ADAM) : Sombre chronique d’un boxeur à la dérive

 

Envie d’une courte histoire entre deux pavé, moi qui n’aime pas le format « nouvelle » ai tenté ce court roman de seulement 100 pages. 

 

Je l’ai tenté parce que c’est d’Olivier ADAM, et que j’ai foi en son écriture qui peut nous faire ressentir beaucoup en peu de mots. Je l’ai tenté parce que j’aime comprendre le lien ténu qui nous maintien à la surface - ou pas - et que l’auteur a déjà su me le faire effleurer en d’autres circonstances. Je l’ai tenté enfin parce que ce boxeur un peu cassé, qui a pris de nombreux coups dans la vie et pas que sur le ring, me rappelle une connaissance à moi et que je voudrais pouvoir entrer dans sa tête. 

 

Croque-mort le jour, boxeur la nuit, Antoine noie son chagrin, sa colère, sa mélancolie, son (dés)espoir en des jours meilleurs et son incompréhension de la vie dans des litres de whisky. S’il ne trouve pas de femme qui vaille l’amour qu’il porte à sa soeur, il sait pourtant se contenter d’une vie de famille imparfaite si une femme le touche. Mais son extrême sensibilité le rend parfois violent et la seule protection qu’il connaisse est donner des coup, ce qui lui jouera des tours lorsqu’il tentera de reprendre sa vie en mains après un électrochoc.

 

Malgré la froideur qui se dégage de ce récit fait par Antoine, j’ai bien aimé retrouver l’écriture libre et fluide d’Olivier Adam, qui s’affranchit de la grammaire conventionnelle pour exprimer les sentiments du narrateur dans toute leur nudité, sans fioritures.

 

Cependant, j’aurais aimé qu’il donne plus de profondeur au personnage, plus d’analyse des tenants et aboutissants du personnage, de sa personnalité et de sa vie, plus de sens à ces errements - même si dans nos vies ils n’en n’ont peut-être pas toujours..? Mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, je sais que je n’apprécie jamais vraiment les formats aussi courts…!

 

Verdict : Ce sera donc encore un 3/5 pour ce poids un peu trop léger qui n’en est pas pour autant un poids plume.

 

 

Quels sont vos meilleurs coups de coeur en matière de romance ? Et chez Olivier ADAM ?